
Du 11 au 17 octobre 2026, Christophe et Sébastien, membres du personnel de l’EAFC-Uccle, ont participé à une formation à Montpellier dans le cadre du programme Erasmus+. Au programme : la gamification, l’apprentissage par le jeu et l’utilisation de l’intelligence artificielle en pédagogie. (voir la formation)
Cette mobilité européenne leur a permis d’explorer de nouvelles méthodes pour rendre les apprentissages plus actifs, interactifs et adaptés aux besoins des étudiants adultes.
La gamification : apprendre en participant
Comment donner envie aux étudiants de participer ? Comment les encourager à prendre la parole, à expérimenter et à apprendre de leurs erreurs ?
La gamification apporte des pistes de réponse. Elle consiste à intégrer des mécanismes issus du jeu dans les activités pédagogiques : défis, énigmes, missions collectives ou scénarios interactifs.
L’objectif n’est pas de jouer pour jouer. Il s’agit de créer des situations qui donnent du sens aux apprentissages et encouragent les étudiants à mobiliser leurs connaissances.
Cette approche peut être utilisée dans de nombreuses disciplines, à condition de définir clairement les compétences à développer.




En cours de langues : oser communiquer
Prendre la parole dans une langue étrangère peut être intimidant, surtout lorsqu’on débute.
Le jeu offre un cadre pour s’exercer autrement. Les étudiants peuvent incarner un personnage, mener une enquête, résoudre une énigme ou faire avancer une histoire en équipe.
Ces activités les amènent à utiliser la langue pour atteindre un objectif concret : poser des questions, comprendre des consignes, transmettre une information ou trouver une solution avec les autres.
Elles favorisent ainsi la pratique orale, la coopération et la confiance en soi.
Dans les formations techniques : résoudre des problèmes concrets
L’apprentissage par le jeu trouve également sa place dans les cours techniques.
Une panne à diagnostiquer, une procédure à reconstituer ou une mission à accomplir en équipe peuvent devenir des activités pédagogiques stimulantes.
En informatique, par exemple, une enquête autour d’un réseau défaillant peut inviter les étudiants à analyser les symptômes, formuler des hypothèses et tester différentes solutions.
Le jeu devient alors un moyen de mettre les connaissances en pratique, de développer le raisonnement et de se préparer à des situations professionnelles.
L’intelligence artificielle au service de la pédagogie
La formation a également permis d’explorer comment l’intelligence artificielle (IA) peut aider les enseignants à concevoir leurs activités.
Elle peut notamment servir à :
- imaginer des scénarios et des jeux de rôle ;
- créer des dialogues, des énigmes et des indices ;
- adapter un exercice à différents niveaux de difficulté ;
- proposer plusieurs variantes d’une même activité.
Ces possibilités peuvent faciliter la préparation des cours et enrichir les ressources pédagogiques.
L’utilisation de l’IA demande toutefois du discernement. Les contenus générés doivent être vérifiés, les données personnelles protégées et les activités adaptées aux objectifs du cours.
L’IA reste un outil d’aide à la conception pédagogique. L’enseignant conserve un rôle essentiel dans le choix des méthodes, l’accompagnement des étudiants et l’évaluation des apprentissages.
Jouer pour apprendre : garder des objectifs clairs
Une activité ludique est pertinente lorsqu’elle contribue réellement aux apprentissages.
Avant de concevoir un jeu, l’enseignant doit donc déterminer ce que les étudiants vont apprendre, les compétences qu’ils vont mobiliser et la manière dont les acquis pourront être réutilisés.
Le retour sur l’activité est tout aussi important. Prendre le temps de discuter des stratégies, de comprendre les erreurs et de faire le lien avec la matière permet de transformer l’expérience en apprentissage durable.
Le jeu et l’intelligence artificielle ne remplacent donc pas la pédagogie. Ils offrent de nouvelles possibilités pour la mettre en œuvre.




Erasmus+ : partager les pratiques et faire évoluer l’enseignement
Cette formation à Montpellier a permis à Christophe et Sébastien de découvrir de nouvelles approches et de réfléchir à leur utilisation dans le contexte de l’enseignement pour adultes.
À leur retour à l’EAFC-Uccle, ils souhaitent partager leurs découvertes avec leurs collègues et expérimenter progressivement des activités adaptées aux besoins des étudiants.
La prochaine étape se déroulera en classe : tester ces approches, observer les réactions des étudiants et ajuster les activités en fonction des résultats.
C’est aussi l’intérêt des mobilités Erasmus+ : découvrir d’autres pratiques, enrichir ses compétences et partager les expériences pour faire évoluer l’enseignement.
À l’EAFC-Uccle, cette démarche contribue à explorer de nouvelles façons d’apprendre, de pratiquer et de progresser ensemble.


Autre article concernant la formation de nos professeurs grâce à Erasmus+ :
Sylvie à Lisbonne
